Interviews de PVTistes

Anna : Huit mois de PVT en Nouvelle-Zélande

By 21 décembre 2020No Comments

Après de nombreuses expériences à l’étranger, c’est en 2010 qu’Anna s’envole au pays des kiwis ! Rencontres inoubliables, souvenirs incroyables, elle nous partage son expérience de PVTiste en Nouvelle-Zélande.

©GlobeCroqueuse

Hello Anna, peux-tu te présenter ? 

ANNA : Salut, moi c’est Anna. J’ai une trentaine d’années. Actuellement lyonnaise, je suis bretonne de naissance et haute-savoyarde d’adoption. 

J’ai commencé à voyager en Erasmus il y quinze ans et depuis je n’ai plus arrêté : Permis Vacances Travail en NZ, année sabbatique en Amérique latine, et séjours plus ou moins longs en Asie du Sud-Est ou Canada. Aujourd’hui, j’ai réussi à allier plaisir et travail, car je suis chef de projets européens (ce qui me permet de quitter régulièrement la France pour toutes sortes de réunions ou conférences). 

Quand et où es-tu partie en PVT ? 

ANNA : Je suis partie en Nouvelle-Zélande il y a dix ans, entre septembre 2010 et mai 2011. 

Pourquoi as-tu voulu partir en PVT en Nouvelle-Zélande, quel a été le déclic ? 

ANNA : Le virus du voyage m’a été transmis très tôt : mes parents nous ont embarquées ma sœur et moi en camping-car pour un tour de l’Europe de six mois, lorsque j’avais cinq ans. Puis, je suis partie pour la première fois à 19 ans, en Erasmus, au Pays de Galles. J’avais déjà envie d’aller plus loin. J’ai fini mes études, j’ai trouvé mon premier poste, et j’ai travaillé pendant dix mois pour mettre de côté avant de partir.  

Je voulais améliorer mon anglais, vérifier que je ne m’étais pas trompée dans mon orientation professionnelle en testant d’autres jobs, et me prouver que je pouvais partir seule. Et enfin je voulais un pays dont je pouvais « faire le tour » plus facilement. Donc, pas l’Australie, trop grande, et où il y avait déjà trop de Français à mon goût ! Nouvelle-Zélande, me voilà ! 

La Nouvelle-Zélande était-elle comme tu l’avais imaginé ? 

ANNA : Totalement, même mieux. J’avais en tête les paysages grandioses du Seigneur des Anneaux. Puis j’ai découvert de magnifiques plages, des volcans, des fjords, des lacs, des forêts tropicales, et des montagnes toutes plus belles les unes que les autres. Tout ça sur un pays qui fait la taille de la France. Avec à peine plus de quatre millions de personnes répartis sur tout le territoire. C’est un pays paradisiaque pour ceux qui aiment la nature et les grands espaces. 

Puis les habitants sont d’une gentillesse incomparable. J’ai été très bien accueillie, je me suis sentie comme à la maison partout où je suis allée. On m’a souvent expliqué que j’avais fait le plus dur en traversant la planète, c’était donc à eux de s’adapter à moi. Philosophie impensable pour un Français non ? ☺ 

©GlobeCroqueuse

Quel a été ton parcours de PVTiste au pays des kiwis ? 

ANNA : J’ai commencé par un woofing (volontariat contre gite et couvert) quelques jours après avoir atterri, ce qui m’avait alors permis de mieux m’adapter (au fuseau horaire, notamment). Puis j’ai alterné périodes de voyages en itinérance dans les deux îles, et petits jobs à Wellington et Auckland. J’ai terminé par un stage de trois mois dans mon domaine professionnel, à l’Université d’Auckland. 

Parlons travail, quels ont été tes jobs ? 

ANNA : J’ai principalement travaillé dans des cafés. A Wellington, je bossais dans un foodtruck coffee shop tenu par des Français, le French Kiss Café, en plein dans le Central Business District. J’ai même servi un café à Hillary Clinton, à l’époque où elle était Secrétaire d’Etat d’Obama, en voyage dans le Pacifique ! En parallèle, je bossais dans une boîte de traiteur, qui faisait des évènements. Ça m’a permis de mettre un peu de sous de côté pour la suite. 

Puis, comme je n’étais pas payée lors de mon stage à Auckland, j’ai travaillé dans un café dans le quartier de Ponsonby pendant quelques semaines. J’avais un peu plus galéré à trouver un travail cette fois-ci, une semaine au lieu de trois jours ! 

Concernant le stage, j’avais envoyé des candidatures avant de partir à toutes les Universités du pays, et celle d’Auckland est la seule qui m’a répondu. J’accueillais et accompagnais les étudiants arrivant en échange à Auckland, ou partant en échange à l’étranger. Cette expérience m’a été utile sur mon CV pour trouver du boulot en rentrant en France. 

Est-ce important d’avoir un très bon niveau d’anglais pour trouver du travail en Nouvelle-Zélande en tant que backpacker ? 

ANNA : cela dépend du travail. Pour bosser dans la récolte des fruits (kiwis ou autres), non. Pour travailler dans des cafés ou du service à la personne, un niveau basique est quand même nécessaire. Il faut surtout comprendre l’accent néo-zélandais, et cela nécessite quelques semaines d’adaptation ! 

Niveau logement, quelle était ton organisation ? 

ANNA : lorsque je voyageais, j’alternais entre couchsurfing (ce système de canapé gratuit chez les gens, qui existait avant airbnb), et les auberges de jeunesse, qui sont comme de petites maisons en Nouvelle-Zélande. J’y restais souvent quelques jours de plus quand je m’y sentais bien. 

A Wellington et Auckland, où je suis restée plusieurs semaines, j’ai trouvé des colocations, une avec des étudiants locaux, et une autre dans une famille néo-zélandaise. Cela m’a permis de rencontrer de vrais Kiwis. 

Quels sont tes meilleurs souvenirs en Nouvelle-Zélande ? 

ANNA : Les meilleurs souvenirs tournent autour des rencontres. Comme Lucie, une Tchèque rencontrée la veille, qui ayant vu que j’avais le moral dans les baskets, m’a fait changer mes plans. On a fait du stop pendant une journée entière entre Franz Josef Glacier et Queenstown (dont un trajet à l’arrière d’un pick-up, entre les chiens et la pêche de la journée). Ou Florie, mon hôte couchsurfing qui m’avait accueillie à Queenstown, avec qui je suis ensuite partie en Thailande. On est encore amies aujourd’hui. 

C’était un de mes premiers voyages au long cours seule, où j’ai alterné sédentarité et travail, avec itinérance et loisirs. J’ai parcouru le pays du Nord au Sud, en faisant des rencontres inoubliables, et je suis restée complètement amoureuse de ces paysages immenses. Il y a une ambiance lors de ces voyages au long cours que l’on ne retrouve pas en deux ou trois semaines. 

Et tes pires galères ?

ANNA : On voulait aller voir le premier lever de soleil de la planète avec un ami, en voiture. Alors on a pris la voiture et on a roulé plusieurs heures pour aller vers East Cape. C’était sans compter sur la météo pourrie du mois d’avril. Au matin la route était inondée, et comme en NZ il n’y a souvent qu’une seule route pour atteindre la destination, on a dû faire un détour de cinq heures en revenant sur nos pas, pour rentrer à Taupo. On était au bout du rouleau en arrivant ! Tout ça pour un lever de soleil que je n’ai même pas vu, car il y avait trop de nuages. 

As-tu rencontré beaucoup de Français lors de ton PVT en Nouvelle-Zélande ? 

ANNA : quelques-uns oui, mais j’ai surtout rencontré des Kiwis, des Suédois, des Allemands. Mais il y avait pleins de Français oui. A l’époque c’était tellement attractif d’aller en NZ ou en Australie, que trois semaines après mon arrivée je suis tombée par hasard sur une pote du lycée, en plein milieu du musée Te Papa à Wellington. Lunaire !

Avec quel budget es-tu parti ? 

ANNA : j’avais prévu un budget de 1000€ tout compris par mois. Je ne suis pas partie avec ce budget, mais les divers boulots m’ont permis de subvenir à mes besoins, et au final j’ai bien dû dépenser 1000€ par mois en moyenne. Mais je n’ai pas fait de folie : peu de loisirs trop chers, très peu de restos, pas de fringues. Tout partait dans la nourriture, le logement et le transport. Je ne suis pas certaine que je serais capable de budgéter pareil aujourd’hui ! 

Que retiens-tu de cette expérience ?

ANNA : Ces huit mois en Nouvelle-Zélande m’ont permis de me rendre compte que c’était possible, qu’en tant que jeune femme de 23 ans j’avais pu voyager sans soucis à l’autre bout du monde, rencontrer de belles personnes, et trouver du travail sans problème. 

Dix ans plus tard, quand je pense à ce voyage, je pense à l’immensité des paysages, et la quiétude que je ressentais quand j’étais au milieu de ces paysages, seule au monde. C’est ce que j’ai retenu de ce petit pays vert et très très lointain qui, encore aujourd’hui, a une place bien particulière dans mon cœur.

As-tu des conseils à donner aux futurs PVTistes ? 

ANNA : Un PVT c’est une opportunité en or, une expérience unique et inoubliable. Après, il y a plein de façons de faire son PVT. J’ai des potes qui n’ont fait que bosser, et au final ils n’ont rien vu du pays, ni rencontré beaucoup de monde, j’ai trouvé cela un peu dommage. J’aurais tendance à privilégier la formule moitié travail / moitié voyage, qui permet de gagner des sous et de découvrir le pays, tout en rencontrant des personnes très différentes. On n’a pas deux fois l’occasion de faire un PVT dans le même pays, autant en profiter ! 

Aujourd’hui, quels sont tes projets ? 

Anna : J’ai repris le bagpack pour partir en sabbatique en Amérique latine il y a deux ans, cela me trottait en tête depuis mon retour de Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, j’attends avec impatience la possibilité de repartir hors France et Europe. Dès que voyager aura à nouveau du sens, on partira surement en Asie, à deux cette fois-ci.  

 

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