Interviews de PVTistes

Deux ans au Canada, Wendy nous partage son aventure à Montréal !

By 18 novembre 2020novembre 24th, 2020No Comments

En 2018, Wendy se lance dans une toute nouvelle aventure : le PVT au Canada. Influenceuse sur les réseaux, elle nous partage ses conseils sur l’expatriation au Canada !

© Homemilesaway

 

Hello, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Salut, je m’appelle Wendy et j’ai 24 ans. J’ai été PVTiste à Montréal pendant 21 mois. J’ai un blog sur lequel je donne des conseils sur l’expatriation, sur le PVT et sur le bien-être. 

Tu es partie en 2018 au Canada en tant que PVTiste, pourquoi avoir choisi cette destination et pas une autre  ?

Mon copain connaissait déjà Montréal, car il avait réalisé un stage de trois mois là-bas. C’est aussi par facilité, à Montréal on parle français et on avait déjà des amis sur place qui pouvaient nous héberger. On a bien aimé la ville, donc on a décidé d’y rester ! 

Quelles ont été tes premières impressions en arrivant là-bas ?

Il faut savoir que je n’ai jamais quitté l’Europe, je n’avais même pas de passeport avant de m’envoler au Canada. C’était vraiment une grande aventure. Je me souviens de mon arrivée à l’aéroport, j’ai trouvé les voitures bizarres, car elles n’avaient pas de plaque d’immatriculation. Je pense que quand on arrive dans un nouveau pays, on remarque vraiment les petites choses.

Puis le premier soir on a été dans le centre-ville et je trouvais ça très américain, tout était grand, les rues étaient très colorées. 

C’était vraiment un gros changement, car en France nous n’avons pas l’habitude de voir de grands buildings, c’était un peu perturbant au début, mais on s’y habitue ! 

Es-tu déjà partie aussi longtemps dans un pays étranger ?

Oui, mais pas aussi longtemps qu’au Canada. Je suis partie trois mois à Barcelone pour un stage.

Est-ce simple et accessible de vivre au Canada en tant que français ? 

En tant que français on a la chance d’avoir le PVT, mais il faut être tiré au sort, il y a beaucoup de candidats, l’attente est longue, il ne faut pas espérer partir du jour au lendemain. Ce n’est pas tous les jours simples, car on est quand même à 6 000 km de nos proches. Parfois il y a des obstacles, il y a des hauts et des bas. Il ne faut pas idéaliser le Québec en se disant que les habitants nous attendent à bras ouverts. Il ne faut pas attendre les choses, mais il faut aller les chercher. 

Est-ce simple de trouver un logement au Canada ?

A l’époque où je suis arrivée, ça allait dans le sens où les loyers étaient quand même moins chers, il y avait plus de choix, plus de possibilités. Je sais qu’aujourd’hui à Montréal c’est un peu plus complexe, car les loyers ont augmenté.

Comment s’est passée ta recherche de travail ?

Avant de partir on m’avait beaucoup parlé de LinkedIn en disant que ça marchait très bien donc avant de partir j’avais ajouté pas mal de personnes dans mon secteur professionnel. J’ai également assisté à des conférences qui avaient lieu à l’Union française de Montréal, c’était vraiment intéressant. Finalement, j’ai été trouvé par mon entreprise sur LinkedIn, mais je conseille de mettre à jour son profil linkedin avant de partir. C’est important de montrer ses compétences, d’être actif et de montrer sa motivation. Je recommande également aux futurs PVTistes de refaire leur CV au format canadien, car c’est totalement différent du CV français.

Tu es restée travailler à Montréal tout au long de ton PVT, as-tu eu le temps de voyager ?

Pas vraiment, mais on a eu le temps de faire quelques week-ends. On voulait travailler la première année et la seconde année voyager, mais le Covid a un peu tout chamboulé. On prend plus facilement la voiture, l’Ontario est assez proche, il y a beaucoup de choses à voir à proximité. Le plus loin qu’on ait fait a été Ottawa. 

Qu’est ce que tu as aimé à Montréal ?

Les gens. C’est vraiment différent de la France, tout le monde te tutoie, te demande si tu vas bien. Je me souviens qu’au travail dès mon arrivée mon responsable me tutoyait. J’ai aussi beaucoup aimé l’architecture de la ville, selon les quartiers tu as l’impression d’être dans une nouvelle ville. Le rythme de vie aussi, à Montréal il y a beaucoup d’événements en été et en hiver, ça permet de bouger et de rencontrer du monde. 

Quels sont tes plus beaux souvenirs ?

J’en ai plein. Mais je dirais notre tour en hélicoptère au-dessus de Montréal. On est partis de Longueuil et on a fait tout le tour. On se rend compte à quel point la ville est grande, on prend conscience des distances.

 En deuxième souvenir, je dirais l’International des Feux Loto-Québec, chaque mardi et chaque vendredi, des feux sont tirés du vieux port, c’est une ambiance très particulière et conviviale. 

© Homemilesaway

As-tu fait des rencontres humaines qui t’ont marquée ?

J’ai rencontré pas mal de monde à travers les réseaux sociaux, notamment des français sur Instagram. Sinon au travail je suis arrivée en même temps qu’un collègue originaire du québec, on se voyait en dehors du travail donc c’était cool. 

Aujourd’hui tu es en France, comment as-tu vécu le retour ?

Avant de rentrer j’avais beaucoup d’appréhensions, mais je pense qu’il ne faut pas se mettre la pression. J’ai été soulagée de retrouver ma famille et ma ville. On se rend compte de beaucoup de choses, je me sentais chanceuse. Il y a eu une période où Montréal me manquait énormément et je voulais y retourner dès que possible, même si cette nostalgie est passée, j’avoue que la vie Montréalaise me manque. 

Envisages-tu de partir en PVT dans un autre pays ou comptes-tu retourner au Canada ?

Pour le moment ce n’est pas dans nos projets. A l’heure actuelle, on a envie de prendre le temps de bien s’installer en France. 

Dans nos plans futurs on aimerait repartir au Canada, mais en résidence permanente.

Quels conseils aurais-tu aimé entendre avant de  partir en PVT au Canada ? 

J’aurais aimé qu’on me dise que tout ne sera pas tout beau tout rose, je savais que la distance avec la famille allait être difficile, il faut vraiment s’y préparer. Dans l’un de mes articles j’ai expliqué mon mal du pays, j’essayais d’aimer la ville, ma famille me manquait beaucoup, mais avec du recul j’ai appris à surmonter le mal du pays. Il faut se laisser le temps de s’adapter à ces nouveautés.

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