Interviews de PVTistes

PVT au Canada, Jordane nous raconte son expatriation

By 23 novembre 2020No Comments

Après une première expatriation en Espagne, Jordane s’est envolée deux ans au Canada dans le cadre du PVT. De retour en France, elle nous partage son ancienne vie d’expatriée.

Hello, peux-tu te présenter brièvement ?

Salut, je m’appelle Jordane et je vais avoir 30 ans. J’ai vécu à Montréal pendant deux ans, de 2018 à 2020, dans le cadre du PVT. Avant ce voyage, j’ai vécu en Espagne et je suis partie six mois en road-trip en Asie. J’adore voyager !

Pourquoi as-tu fait un PVT ? 

Dans mon entourage, j’ai pas mal de proches qui sont partis en PVT. Puis, j’ai toujours eu envie de tenter cette expérience de PVTiste à l’étranger. Quand j’ai pris la décision de partir, j’étais en Espagne, j’avais besoin de changer d’air même si j’aimais bien ce pays, l’occasion de partir en PVT au Canada s’est présentée, alors j’ai saisi ma chance.

Pourquoi avoir choisi le Canada et plus particulièrement Montréal ? 

Je pense que tout vient de mon premier voyage au Canada quand j’avais dix ans. J’ai adoré ce pays, les gens et la culture. Je me voyais vraiment y vivre. Pour le choix de la ville, Montréal a été la simplicité dans le sens où on connaissait déjà des gens là-bas, on rentrait tout juste d’Espagne, donc on voulait vraiment se poser rapidement.

Comment as-tu vécu ton expatriation ? 

Ce n’était pas ma première expatriation, mais c’est sûr qu’il n’y a rien de comparable avec l’Espagne. Je trouve qu’on a tendance à nous vendre le Québec comme la destination idéale pour les Français. Il y a un processus d’intégration et pour ma part je l’ai trouvé plus long et plus difficile qu’en Espagne. Il faut être conscient que l’adaptation peut être longue, il faut être prêt à l’affronter.

Côté travail, qu’as-tu fait ? 

J’ai trouvé un travail assez rapidement, en un mois et demi, j’ai intégré une entreprise qui faisait de l’import-export dans les produits cosmétiques et capillaires. J’ai travaillé pour eux tout au long de mon PVT. J’ai également remarqué qu’au Canada, les entreprises s’intéressent plus aux compétences qu’aux diplômes.

As-tu voyagé à travers le Canada ? 

Début 2019 on a été à New-York et à Toronto. On a fait pas mal de parcs aussi, tout en restant au Québec, car il y a beaucoup de choses à faire sur place. Cet été, on a eu la chance d’aller dans les Rocheuses en Alberta, c’est vraiment quelque chose à faire.

Quels sont les endroits que tu conseilles aux futurs voyageurs ? 

Pour le Québec, on m’a beaucoup parlé de Charlevoix, mais malheureusement je n’ai jamais eu l’occasion d’y aller. Sinon, je recommande Québec, en été comme en hiver c’est super sympa à visiter. Puis, il y a aussi l’Alberta que j’ai adoré, mais niveau météo mieux vaut s’y rendre entre juin et septembre.

Quelle saison as-tu préféré ? 

J’ai vraiment préféré l’Automne, c’est un peu l’été indien, les paysages sont vraiment magnifiques.

Si tu n’avais qu’une journée au Canada, où irais-tu et que ferais-tu ? 

Si j’avais qu’une seule journée, je pense que j’irais dans les Rocheuses, au lac Morraine en Alberta, c’est un lieu magique.

Quels sont tes meilleurs souvenirs au Canada ?

La neige lors des fêtes de fin d’année, c’est féérique, venant du sud de la France je n’ai pas l’habitude. J’ai aussi fait de belles rencontres, notamment lorsque j’ai été bénévole lors du marché de Noël à Montréal, pendant quatre week-ends on sert à manger, on organise les animations sur le marché… C’était vraiment cool, j’encourage vivement les futurs expatriés à rejoindre une association au Canada, c’est très important pour s’intégrer dans le pays.

Qu’est-ce que ce PVT au Canada t’a apporté ?

Ce PVT au Canada m’a enrichie d’un point de vue personnel. J’avoue que ça n’a pas toujours été simple, ma famille me manquait, l’hiver était long, mais je relativisais et je ne pensais qu’au positif !

Quels conseils aurais-tu aimé recevoir avant de partir ? 

On a tendance à nous survendre le Québec et on a tendance à se dire que tout est simple car on parle la même langue, les québécois, ce sont un peu des américains qui parlent français, la culture et les codes sont différents et cela se ressent notamment lorsqu’on cherche du travail. J’aurais également aimé qu’on me conseille de faire du bénévolat, d’aller vers les gens et de se faire violence dès le début. La première année c’est vraiment l’année d’adaptation, tout va vite, il faut vraiment faire des efforts dès le début pour se sentir bien.

Aurais-tu aimé rester plus longtemps au Canada ? 

J’aurais bien aimé, mais le visa m’a empêché de le faire parce que les démarches au Québec sont très compliquées pour faire sa demande de résidence permanente. C’est très très long et c’est très cher. C’est ce qui m’a vraiment empêché de rester.

De retour en France, quels sont tes projets futurs ? Aimerais-tu repartir ? 

Pas tout de suite. Cela fait presque 8 ans que je vis et travaille à l’étranger, j’ai envie de me poser en France.

 

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