Interviews de PVTistes

Manon : trois PVT à son actif, nous partage son expérience de “Serial PVTiste”

By 16 novembre 2020janvier 26th, 2021No Comments

Après un PVT d’un an au pays des kangourous, Manon a mis le cap sur le Canada puis sur la Colombie pour deux autres PVT.

© Parethèse australienne

Hello, peux-tu te présenter brièvement ?

Hello, je m’appelle Manon, je viens d’avoir 30 ans cette année. J’ai fait 3 PVT en Australie, Canada et Colombie. J’adore voyager et découvrir plein de choses. 

J’adore voyager et découvrir plein de choses.

Où et quand es-tu partie en PVT ? 

Alors, pour mon premier PVT, je suis partie en Australie, fin 2014, et j’y suis restée tout 2015. Le deuxième PVT s’est déroulé au Canada en 2018 et la Colombie fin 2018 jusqu’à 2020.

Pourquoi as-tu choisi ces destinations ? 

J’avais envie de voyager, mais je ne savais pas encore comment, j’avais donc besoin d’un visa qui me permettrait d’improviser sur place et qui s’adapterait à mes envies. J’ai découvert le PVT. En 2015 il y avait déjà pas mal de destinations, mais les plus connues étaient le Canada et l’Australie. J’avais tenté le Canada, mais je n’avais pas été prise et celle qui venait tout de suite après était l’Australie. C’était une destination de bout du monde pour moi, on y parlait anglais (une langue que je maîtrisais déjà un peu) et c’était le pays du road-trip par excellence, je m’imaginais de grandes étendues sauvage à parcourir, le tout dans un environnement sécurisant (les animaux venimeux mis à part !).

Pour le Canada, j’avais toujours rêvé d’y aller, donc en rentrant d’Australie je me suis promis de retenter le PVT, ce que j’ai fait après avoir travaillé un peu sur Paris.

Effectivement, beaucoup de PVTistes partent en Australie pour leur première expérience. 

Exactement, on trouve beaucoup d’informations sur ce PVT et il est facile à obtenir. Par exemple, j’ai fait la demande à 18h et je l’ai eu à 22h, c’était plutôt rapide. 

Si tu devais comparer tes PVT que dirais-tu ?

Ils étaient tous différents, pour moi c’est un parcours de voyages. Je ne les ai pas tous vécus de la même façon. Pour l’Australie j’ai beaucoup voyagé en van, j’ai fait plein de jobs de PVTistes. Au Canada j’ai pris le temps de rencontrer des gens en faisant des volontariats. Et pour la Colombie, je suis partie avec mon compagnon et là c’était plus dans l’idée de s’installer dans le pays.

Quelle culture as-tu préférée ?

Dur de choisir !  En tout cas il y a un point commun aux trois, j’ai trouvé les gens hyper accueillants dans ces trois pays, les gens sont curieux et ouverts à l’échange, c’était facile d’engager la conversation.

Selon toi, quels sont les endroits insolites à ne pas louper au Canada, Australie et Colombie ?

Pour l’Australie je dirais Melbourne, c’est une ville cosmopolite qui est sympa à visiter, je dirais aussi les paysages de l’Outback c’est quelque chose de dingue qu’on ne voit pas forcément ailleurs, je conseille également la côte Ouest qui est moins connue que la côte Est, elle est magnifique, j’ai vu des requins baleines là-bas, c’était un super souvenir. Pour le Canada, j’ai surtout visité l’ouest, j’ai adoré l’île de Vancouver avec ses forêts pluviales et ses plages sauvages. Il y a aussi le Yukon, c’est un autre monde, c’est la nature à l’état pur. Pour la Colombie, c’est assez varié comme pays, mais je dirais le Santander, c’est une région où on peut faire plein de sports extrêmes comme du parapente au-dessus d’un canyon, du saut à l’élastique, de la zipline … Je conseille aussi la côte Caraïbes qui est géniale, il y a un petit endroit au nord, à la limite avec le Panama, Capurgana, un lieu pas facile d’accès mais qui en vaut la peine, c’est un vrai paradis.

Je conseille aux futurs PVTistes de prendre vraiment le temps de faire ces petits endroits, car ils peuvent vraiment marquer leur voyage.

Avec quel budget es-tu partie à chaque fois ?

Pour l’Australie je suis partie avec un budget de 5 000 euros, sur l’année j’ai dépensé 2 000 euros, car j’ai tout récupéré à la vente de mon van. Au départ j’ai fait des volontariats donc je n’ai presque rien dépensé, après j’ai travaillé dans les fruits, le salaire n’était pas énorme, mais ça m’a permis de ne pas trop dépenser, car je vivais en van donc je payais que l’essence. 

Le Canada c’était différent parce que je suis partie que quatre mois, j’ai dû partir avec 3 000 – 4 000 euros, donc pareil j’ai fait du volontariat donc je n’ai pas eu trop de dépenses à faire, par contre je me suis fait plaisir, j’ai par exemple fait un survol de glacier, j’étais un peu plus mûre donc pour ce PVT je me suis fait un peu plus plaisir. Et la Colombie, je ne pourrais pas dire parce que j’y ai vécu, donc je n’ai pas beaucoup dépensé, j’étais en Freelance au départ et puis j’ai trouvé du travail. 

Comment as-tu vécu ton expérience de PVTiste ?

Super bien, l’Australie j’ai adoré ! On a voyagé en van pendant 1 an, c’était la grande aventure, une expérience enrichissante qui m’a beaucoup bousculée. Le retour en France a été un peu compliqué car on était un peu déconnecté de la routine, de la vie un peu métro-boulot-dodo.

Le Canada j’ai adoré, je suis partie toute seule, c’est un PVT qui m’a fait prendre confiance en moi et m’a fait rencontrer des gens avec qui je suis toujours en contact aujourd’hui.

Et la Colombie c’était la claque, car c’était la première fois que je partais en Amérique du Sud, je n’aurais jamais pu faire ce PVT en premier, je n’aurais pas été assez mûre pour tout ce que j’allais y découvrir. J’avais une image différente de l’Amérique Latine avant de m’y rendre et maintenant je me rends compte que ce sont des pays où il fait vraiment bon vivre, les gens sont hyper chaleureux, ils ne se prennent pas la tête, ils vivent et profitent de ce qu’ils ont, tout simplement.

Quels mots décriraient tes trois PVT ? 

Pour l’Australie je dirais gigantisme, pour la taille du pays et la richesse de mon expérience. 

Pour le Canada, le mot rencontre parce que c’est là où j’ai fait le plus de rencontres. 

Et pour la Colombie, je choisirais joie de vivre.

Si tu devais évaluer ton niveau d’anglais et d’espagnol.

J’avais un bon niveau d’anglais avant de partir en Australie et au Canada, mais grâce à ces expériences je parle de manière plus fluide, moins scolaire et j’ai acquis un niveau professionnel. Pour l’espagnol je suis partie avec un niveau relativement bas, c’était un carnage au départ, je n’arrivais pas à aligner deux mots ! Finalement j’ai bien progressé, car l’avantage en Colombie c’est que les gens viennent te parler naturellement, ils sont généralement contents de parler avec des voyageurs qui viennent d’ailleurs, ils prennent le temps d’échanger. Et heureusement l’espagnol parlé en Colombie est très clair et bien articulé.

Quels sont tes meilleurs souvenirs de ton aventure de PVTiste ?

En Australie, je dirais nager avec les requins baleines, c’était magique, on prend conscience de l’immensité de l’océan. Pour le Canada j’ai survolé les glaciers entre le Canada et le Yukon, j’ai crié tout le long tellement c’était fou ! J’ai aussi adoré mon expérience de Wwoofing à m’occuper de chiens de traîneaux.

Et la Colombie il y en a tellement, j’ai fêté mes 30 ans là-bas, j’ai passé la journée entre le Panama et la Colombie avec mon copain et une amie de France, sur des plages à se dire qu’on était tellement heureux d’être là.

Et tes pires galères ?

Pour l’Australie je pense que c’était les pannes, j’ai eu deux pannes de van. La première panne c’était un peu la panique, mais on s’est fait aider par des Australiens qui étaient hyper cool. 

Au Canada je n’ai pas eu trop de galères, mise à part la petite peur que j’ai eu quand je devais aller en Alaska en ferry, je n’avais pas fait ma demande d’ESTA, on était deux dans la même galère, donc on a dû faire ça à l’arrache avec une wifi qui ne marchait pas, je m’en voulais de ne pas avoir vérifié au préalable. 

Et en Colombie, il faut savoir que les gens sont cool, pour toi ce qui va être une grosse galère n’est rien pour eux. Du coup tu apprends à relativiser et à tout prendre avec le sourire (ou avec du recul au moins !).

Aujourd’hui tu es de retour en France, comment as-tu vécu ce retour ?

Après être restés cinq mois confinés à cause du Covid,  on avait vraiment envie de rentrer. Mais on ne pouvait pas partir du jour au lendemain, on avait notre vie là-bas, il a fallu rendre l’appartement, faire toutes les démarches administratives… C’était un départ un peu amer.

A l’heure actuelle, quels sont tes nouveaux objectifs ? Aimerais-tu repartir ? 

Repartir oui mais pas tout de suite, on va laisser le covid passer. Je profite de cette période pour faire une formation en graphisme, du coup je prends le temps. Je repartirai oui, mais pas tout de suite en PVT, peut-être plus en visa touriste, j’aimerais beaucoup aller en Asie.

 

Retrouvez les folles aventures de Manon sur son blog “Parenthèse Australienne”.

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